Saints
Sainte Thérèse de Lisieux
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus · de la Sainte Face
- Technique
- Tempera à l'œuf et feuille d'or sur bois
- Dimensions
- 18 × 24 cm
- Statut
- Réalisée · collection privée
Le choix de cette icône
J’ai écrit cette icône à la demande de mes parents, pour l’offrir à la filleule de ma mère, qui porte le prénom de Thérèse. Ce projet m’a particulièrement touchée, car j’aime beaucoup sainte Thérèse de Lisieux et sa spiritualité.
Ne trouvant pas de modèle qui me satisfasse pleinement, j’ai composé ma propre version en m’inspirant de plusieurs icônes de sainte Thérèse. J’ai pris beaucoup de plaisir à l’écrire.
À propos de cette icône
Sainte Thérèse de Lisieux (1873–1897), religieuse carmélite, est représentée dans son habit religieux, tenant une image du Christ contre son cœur. L’inscription rappelle son nom de religion complet : Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face. Ces deux dévotions expriment des aspects complémentaires de son amour pour Jésus : la confiance devant Dieu qui se fait petit enfant et la compassion pour le Christ souffrant.
Jésus est ici représenté par son visage sur un linge, qui évoque l’image traditionnelle de la Sainte Face. Son regard frontal rencontre le nôtre, tandis que la main de Thérèse se pose doucement sur son front. Ce geste peut se lire comme une marque d’affection et de consolation. L’icône rend ainsi visible une relation de prière : Thérèse contemple le Christ et nous invite à nous tourner vers lui.
Les roses et les pétales détachés, dans son autre main, rappellent une image récurrente de ses écrits. Dans son poème Une rose effeuillée, la fleur offerte pétale après pétale devient l’image d’une vie donnée à Jésus. Ici, les pétales peuvent évoquer les petits actes d’amour du quotidien par lesquels elle souhaitait s’offrir : une attention, un service discret, une difficulté accueillie avec amour.
« Après ma mort, je ferai tomber une pluie de roses sur la Terre. »
— Sainte Thérèse de Lisieux
Ils éclairent sa « petite voie », un chemin de confiance et d’amour vécu dans les choses ordinaires. Les pétales dispersés expriment un don accompli sans bruit, sans rechercher la reconnaissance. Leurs tons rouges peuvent aussi évoquer l’ardeur de son amour pour le Christ, auprès de la douceur grave de son visage.
Le manteau clair et la guimpe blanche contrastent avec le voile et les manches sombres, attirant l’attention sur les visages et les mains. Le fond d’or et l’auréole rayonnante inscrivent ce geste intime dans la lumière de la sainteté. L’ensemble invite à une prière simple : aimer le Christ à travers les petits gestes de chaque jour.